Qu’il s’agisse d’une voiture, d’un bien immobilier ou de tout autre chose, il importe d’assurer un bien à sa juste valeur. Gare aux mauvaises surprises s’il est sous- ou sur-assuré.

Règle proportionnelle

On parle de sous-assurance lorsque le montant assuré au contrat est inférieur à la valeur réelle du bien assuré. Autrement dit, celui-ci n’est pas suffisamment couvert ! L’assuré peut l’avoir fait délibérément pour bénéficier d’une prime réduite, mais il peut aussi ne pas en être conscient. Dans tous les cas, cela peut avoir des conséquences fâcheuses puisque l’assureur pourra, en cas de sinistre, réduire son intervention, donc l’indemnisation.

Si vous avez assuré une valeur trop peu élevée, l’assureur appliquera une règle proportionnelle. Autrement dit : il vous dédommagera au prorata de la valeur assurée par rapport à la valeur réelle du bien assuré. Vous ne serez dès lors que partiellement indemnisé pour les dommages subis.

Un exemple ? Vous faites assurer votre voiture en omnium pour 15.000 € alors qu’elle vaut 20.000 €. Quelques mois plus tard, vous provoquez un accident heureusement sans gravité mais votre véhicule subit des dommages pour une valeur de 6.000 €. L’assureur ne vous en remboursera que les trois quarts, à savoir 4.500 €. Idem, en proportion, si vous êtes victime d’un sinistre total.

Sur-assurance

Dans le cas d’une sur-assurance, le montant prévu au contrat est supérieur à la valeur réelle de l’objet assuré. L’assuré paie alors des primes inutilement trop élevées car il ne touchera pas plus en cas de sinistre. Les assurances de dommages étant indemnitaires, elles ne remboursent jamais plus que le préjudice subi. Autrement dit, l’assuré sera remboursé au maximum de la valeur à neuf du bien assuré, même s’il a payé une prime supérieure.

La législation va plus loin car elle précise qu’il est interdit de souscrire un contrat d’assurance dans le but de s’enrichir – c’est-à-dire faire du profit illicite sur le dos de son assureur. Assurer un bien pour un montant supérieur à ce qu’il vaut réellement peut dès lors s’assimiler à de la fraude. L’assureur pourrait aller jusqu’à exiger l’annulation du contrat depuis sa date de souscription, conserver les primes payées à titre de dommages et intérêts et, bien sûr, ne pas intervenir dans le sinistre déclaré par l’assuré.

Dans tous les cas, veillez à présenter la facture d’achat de votre bien à l’assureur et à discuter avec votre courtier du montant qu’il convient de faire assurer.

Plus d’infos ? Contactez-nous. 

Ni trop ni trop peu soyez assuré au bon niveau

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